19.02.2008

J’adooooooore mon boulot !

Vous en connaissez beaucoup des gens qui disent ça ? On est en 2008, mon contrat se termine dans 9 mois, tout le monde me demande « et après tu veux faire quoi ? ». Retour en arrière, tu es en seconde, tout le monde te pose la même question « tu veux faire quoi plus tard ? ». Malaise, mains moites, sourire embarrassé… soit tu as l’impression que tu donnes une réponse foireuse et ça te met mal à l’aise, soit tu dis que tu ne sais pas, ce n’est pas mieux. Les gens qui posent ces questions sont un peu mes ennemis, ils relancent le questionnement intérieur, ils provoquent le doute, ils déstabilisent. J’admire les gens qui se sont rendus compte il y a longtemps qu’ils voulaient être géologue, dentiste ou assistante sociale. Il y a des métiers pour lesquels le concept de vocation me dépasse complètement (podologue). Je crois qu’il faut faire quelque chose qui nous motive, qu’on prend plaisir à faire, qui nous emballe. Ce n’est pas évident de trouver ce métier et il y a toujours des tâches moins sympa qui font partie du deal, des jours où on n’est pas motivés, il faut être réaliste.

Quand j’explique un peu mon parcours je sens que je surprends. Pas de problème, il y a une explication à tout pour autant que mon interlocuteur soit un peu patient. Le passage de l’ONG de lutte contre le sida à Total, par exemple, laisse les gens perplexes (et je les comprends). Récemment je me suis retrouvée face a un grand nombre de personnes travaillant dans le milieu ONG/ONU qui savaient que j’avais travaillé dans une ONG de lutte contre le sida en Namibie. A la question « Et maintenant tu fais quoi ?» j’étais presque tentée de mentir, j’avoue. Avec certains on a même réfléchi à des bobards que je pourrais dire à la place de « Je suis passée du coté obscur de la force, je travaille pour une multinationale dans le milieu pétrolier » comme « je serre des orphelins dans mes bras » ou encore « je sauve des gorilles ». Et puis quand tu ajoutes que tu travailles en gestion des ressources humaines, c’est le summum : « Non seulement tu travailles chez Total mais en plus t’es RH !!! ». Ha… ha… ha. Bon mais sans déconner, je suis contente de faire ce que je fais hein et puis il faut être curieux dans la vie. Et puis, ils roulent à quoi les camions qui transportent l’aide humanitaire ? Ah. On est bien d’accord.

Tout ça ne fait pas vraiment avancer le schmilblick. Qu’est ce que je veux faire après ? Je veux que mon boulot me plaise beaucoup, à tel point que je ne compte pas trop mes heures, que certaines idées ou avancées dans mon travail rendent ma journée plus chouette, que je serais contente d’en parler… Ce que je peux dire pour l’instant c’est que ce n’est pas sûr que je trouve ça chez Total.

Ca va faire 9 ans que j’ai eu mon bac. Je ne sais toujours pas exactement ce que je veux faire mais je commence à avoir une idée.

Commentaires

Oui et puis, on a beau savoir ce qu'on veut faire dans la vie, il faut parfois passer par des chemins détournés pour y arriver...

Ecrit par : Aurélie | 19.02.2008

Et oui on a pas tous la chance d'avoir eu la révélation à 5 ans, quelquefois il faut du temps pour trouver son chemin. J'espère trouver le mien aussi!

Ecrit par : zygaena | 19.02.2008

Elle est pas encore gratuite l'essence que je mets dans les camions d'aide humanitaire... Donc tant que Total ne fait pas un geste, j'ai toujours du mal à accepter que tu bosses pour eux...
Allez courage, bientot tu trouveras ta voie.

Ecrit par : Cécile | 19.02.2008

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