23.06.2008
The beginning of a new era...
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22.06.2008
Moi pas comprendre
Facebook reste une énigme pour moi… Aujourd’hui je reçois ce mail : “Clementine added you as a friend on Facebook. We need to confirm that you know Clementine in order for you to be friends on Facebook”. Clémentine c’est ma sœur mais bon ok, je veux bien confirmer que c’est mon amie aussi. Quelques minutes plus tard j’en reçois un autre : « Julie added you as a friend on Facebook. We need to confirm that you know Julie in order for you to be friends on Facebook”. Le problème c’est que non, Julie n’est pas mon amie, ne l’a jamais vraiment été d’ailleurs et je ne vois pas pourquoi elle le serait maintenant. C’est quand même incroyable ce truc. Pourquoi demander à des gens qui n’étaient pas tes amis au lycée de l’être maintenant, comme ça sur Facebook ? Pour avoir un maximum de « Friends » ? Parce que bon, je veux bien comprendre que ce soit une plateforme idéale pour la drague mais quand la seule meuf avec qui j’ai failli me battre et avec qui je me suis sacrément égueulée au lycée me demande de confirmer qu’on est amies, je ne saisis pas. Quelque chose m’échappe.
Pour continuer dans cette étrange folie je reçois aussi un certain nombre d’alertes qui m’indiquent qu’on évalue ma valeur et qu’on m’achète, que je peux découvrir à quel point je suis « hot » et qui pense que je le suis, que j’ai été mordue par un vampire, que je peux en devenir un, que je peux rejoindre un groupe qui soutient les roux, j’en passe et des meilleures…
La cerise sur le gâteau, c’est qu’on m’invite à des soirées et à des pièces de théâtre qui ont lieu à Paris, alors que je n’y suis pas… Comment dire, vous savez que internet c’est un outil de communication international et qu’il n’y a pas que les parigots qui utilisent Facebook ??
Je rappelle d'ailleurs que je ne reçois que les alertes et que je ne peux pas consulter mon compte puisque Facebook, en plus d'être une plateforme qui permet de faire plein de trucs bêtes, est aussi un lieu d'échanges d'idées qui pourraient être un tant soit peut critiques envers notre cher président syrien et que donc c'est plus sûr d'en interdire l'accès.
19:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Flûte!
Dans le Monde d’aujourd’hui il y a un article sur l’apprentissage, ou plutôt l’échec de l’apprentissage de la flute à bec, à l’école. J’ai ri en lisant certains passages qui bien sur m’ont fait penser à ma propre expérience : « Vous êtes 30 en classe. A tour de rôle, ou pire, tous ensemble, vous essayez de souffler dans ce tube de bois ou de plastique acheté au début de l'année pour une poignée de francs, ou d'euros. Vous tentez de contenir votre souffle, mais régulièrement, l'air s'échappe de vos poumons et le son grimpe de manière incontrôlée. Vous rigolez pour cacher votre gêne, vous rigolez quand votre voisin laisse à son tour percer un cri de mouette, vous rigolez quand les autres rigolent... Et tout ça pendant quatre ans. A raison d'une heure par semaine, les progrès sont presque nuls. D'autant qu'une fois sur deux, vous oubliez votre instrument à la maison».
Sans compter que ça m’est arrivé régulièrement de changer d’école en cours d’année scolaire, ou de changer d’école tout court d’ailleurs. En plus d’être à la rue sur un certain nombre de choses du programme scolaire, j’avais honte quand on m’a mis une flute dans les mains pour la première fois et que toute la classe savait déjà jouer… Dans la catégorie « j’ai honte à l’école » j’ai aussi la chanson qu’on a chantée devant une foule de parents spectateurs et pour laquelle il fallait claquer des doigts en rythme. Ca devait être en CE1 ou CE2. Je ne savais pas claquer des doigts. J’avais beau essayer, ça ne faisait pas de bruit. Quelle frustration ! Bon, personne ne pouvait le savoir bien sûr puisque 30 élèves devaient claquer des doigts en même temps, mais bon quand même j’avais honte.
En 6ème et 5ème j’ai eu une prof de musique qui avait subi une trachéotomie suite à un accident de voiture et qui avait quasiment perdu la voix. Déjà que c’est un cours de musique et que les élèves sont indisciplinés, par définition, alors essayez avec une prof qui ne peut presque pas chanter, ni crier, et qui n’a aucune autorité. Les séquelles de son accident étaient telles qu’elle était absente régulièrement en plus… Dans ces conditions je ne vois pas comment on peut développer un réel intérêt pour la musique à l’école. Il y a bien quelques points sur lesquels je peux critiquer le système scolaire français (l'apprentissage des langues étrangères, au hasard) mais bon ça serait un peu long alors je vais m'arrêter avec la musique.
19:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.06.2008
Aller, je le la colle un peu
Ca fait maintenant 10 mois que je grimpe. J’ai donc enfin le droit d’apparaitre sur le site d’escalade en Syrie. Yahoo ! Pour découvrir plein de choses sur l’escalade et le ski en Syrie, cliquer ici. Pour observer de magnifiques photos de mes amis et moi-même entrain de grimper ou de faire les kakous en rappel, cliquer ici.
Ca fait des mois que Juerg, le « climbing guru », promet de mettre une photo de moi sur le site. C’est chose faite et je suis bien fière, haha*. Notez le commentaire de la première photo: “Caroline leading Parot Lady, 4c. The grade does not really represent its difficulty, because the crux requires quite concentrated footwork and a fine balance”. Ca, ça veut dire que je suis hyper balaise en escalade. Non, bien sur que non, j’exagère comme d’habitude.
Je tiens quand même à decrypter ce qui est écrit pour les novices. Le niveau de difficulté, 4C, c’est pas vraiment dûr. Par contre il dit que la voie est sous-notée et Juerg il sait ce qu’il dit. Ensuite il précise que je la grimpe « en tête » (leading) et c’est là que ça se corse** parce que ça veut dire que j’accroche la corde au fur et à mesure que je monte et quand on est deux mètres au dessus du dernier point d’accroche et un mètre en dessous du prochain ça fait un peu trembler le genoux. Enfin, le point difficile de la voie (the crux) fout vachement les pétoches, il faut se mettre debout sans se tenir à quoi que se soit pour attraper la dernière prise.
Sur ce, après avoir bien fait ma meilleure dans ce billet, je vais aller me vautrer devant quelques épisodes de Sex in the City. Bonne soirée !
*Par contre il a aussi mis une photo de l’espèce de bombasse américaine qui grimpe mille fois mieux que moi mais qui nous a rejoints il y a seulement quelques semaines, je la hais***
**hehe
***ceci est du second degré, c’est vrai qu’elle grimpe très bien et qu’elle est mignonne mais, au cas où vous ne l’auriez pas compris, je ne la déteste pas.
19:22 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.06.2008
Patate
Aurélie m’a lancé une patate chaude il y a quelques temps déjà et je vais enfin y répondre. Il faut donc que je vous dise 6 choses importantes (ou pas sur moi). Comme j’ai raconté des choses sans importances sur moi il n’y a pas longtemps (ici) je vais me concentrer sur les choses importantes cette fois.
1. Je suis bavarde. J’ai besoin de parler, j’aime parler, raconter, faire rire, me tourner en dérision. D'ailleurs j'arrête pas, ici, sur msn, au téléphone, par mail, avec des amis ou des gens que je connais moins bien d'ailleurs (je précise tout de même que je ne parle pas des mêmes choses avec la femme de ménage et mes meilleurs amis).
2. Je cours tout le temps. En ce moment plus que d’habitude même. Je bosse au moins 8 heures par jour, j’accumule les activités (escalade, tennis, cours d’arabe) et je sors régulièrement. Et il y a plein de choses que je n’ai pas le temps de faire ! Des fois je me demande si ce n’est pas pathologique. Heureusement il y a aussi des jours où je glande et des soirs où je refuse de sortir.
3. Je n’aime pas être seule. Attention, je ne parle pas de célibat. On ne peut pas faire grand-chose contre, ici du moins. Ce que je veux dire c’est que j’ai besoin d’avoir une vie sociale (voir point 1). Les multiples rentrées des classes en tant que « nouvelle » m’ont un peu traumatisée et en même temps m’ont appris à aller vers les autres même si ce n’est pas toujours facile pour autant.
4. Je suis gourmande. Plus ça va et moins je culpabilise, je ne sais pas si c’est une bonne chose mais je crois que oui. On ne grossit pas plus quand on mange avec plaisir.
5. Je suis perfectionniste. Ca demande du temps et des efforts. Comme je manque de temps (voir point 2), j’apprends à faire des compromis. Un gâteau au yaourt c’est très bon aussi si j’ai invité des amis à dîner et que je n’ai pas le temps de faire une tarte au citron meringuée et ce n’est pas si grave si mon lit n’est pas fait puisqu’ils n’iront pas dans ma chambre.
6. Je suis gentille… mais faut pas abuser. Je donne avec plaisir mais plus ça va, plus j’arrive à dire non quand je trouve qu’on m’en demande trop, qu’on tire la corde. Je crois que c'est plutôt un progrès.
09:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.06.2008
Fille de...
On m’a récemment proposé de me présenter comme “la fille de l’Ambassadeur de France à Abu Dhabi”, sous prétexte qu’on était à une fête nationale en présence de nombreux diplomates, pour légitimer ma présence à cette réception en quelques sortes.
STOP.
Tout d’abord, moi c’est Caro, je suis VIE en gestion des ressources humaines chez Total, je ne suis pas diplomate.
Inévitablement je croise des gens qui m’identifient comme étant « la fille Paoli » ou « la fille de Patrice » et je n’ai rien contre bien évidemment (d’ailleurs en général c’est une référence plutôt positive) mais je ne mets jamais en avant le fait que mon père est diplomate.
Je ne l’ai jamais fait. Les gens ne sont pas très tendres avec les diplomates. Il parait qu’ils sont très riches, qu’ils ont des goûts de luxe, qu’ils sont snobs, qu’ils ont plein de privilèges etc. Apprenez à me connaître d’abord, ensuite, si l’occasion se présente, je vous raconterais un peu ma vie. Et là, vous vous rendrez compte qu’on peut être fille de diplomate et avoir des goûts simples et un rapport normal avec les communs des mortels. Je ne dis pas non-plus que j’ai pas mal vécu à l’étranger, pas tout de suite. C’est pareil, ça fausse le rapport avec les gens. Il y a ceux que ça impressionne, ceux qui croient que je fais ma meilleure, ceux qui pensent tout de suite que si j’ai vécu dans tous ces pays c’est parce que mon père doit être diplomate (malins !)…
Tout cela fait partie de mon identité certes, je le reconnais et je le raconte volontiers mais je ne veux pas que ça soit la première chose qu’on dise. C’est possible de rester humble mais c’est difficile d’empêcher la personne en face de se faire des idées… J’ai de la chance d’avoir vécu ce que j’ai vécu grâce au métier de mon père et je ne peux pas nier certains des avantages de cette vie. Ces différentes expériences à l’étranger ont fait de moi la personne que je suis et j’en suis fière mais je connais l’impact de certaines informations sur les rapports avec les gens et je préfère être prudente.
Et pour terminer sur une note plus légère, je suis désolée de vous dire qu’il n’y a pas de rochers Ferrero dans les ambassades de France !
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